Pinocchio – Les contes interdits

Maude ROYER


Patrick, 17 ans, sort du coma. Comme il est seul, il va vivre chez son grand-père, à la campagne. Il entre dans un monde insalubre, tant au niveau de son environnement, qu’au niveau de son alimentation. Le lecteur suit la vie de Patrick, sa scolarité et aussi ses flash-back de son enfance qui l’auront marqués. 

La première chose qui m’aura dérangé sera sans doute l’écriture et surtout les dialogues. Tout le monde parle le patois et c’est très désagréable. Autant si ce n’était qu’un seul personnage (celui du grand père) cela aurait été crédible et aurait permit de la distinguer des autres mais pas du tout, cela s’applique à tout le monde, et au fil des pages, c’est très pesant.

– T’es né ici, pis t’en sortiras jamais, lança-t-il au matelot en le réinstallant à sa place. Mets-toi confortable, t’en as pour un bout. Y’a juste moi qui vais partir, pi c’est pour bientôt !

page 78

Seconde chose qui m’a sans doute le plus dérangé, c’est tout cette violence gratuite, surtout celle faite aux animaux. Pourquoi crever les yeux d’un chat avec un bâton ? Pourquoi couper la tête avec une pelle avant d’en enterrer un autre ? Pourquoi mordre l’oreille d’un chien jusqu’à la coupée avec ses dents même si celui ci nous attaque ? Pour moi c’est aller trop loin, cela n’apporte rien à l’histoire. Même si le personnage principal de Patrick n’est pas bien dans sa tête ; cela aurait pu être démontrer autrement, sans avoir besoin de cet excès.

Ma lecture a pris fin à la moitié du livre, car transposer le joli conte moralisateur de Carlo COLLODI en mode “horreur – gore”, ne se justifie pas. Clairement je n’en vois pas l’intérêt.

Ma découverte des contes interdits s’arrêtera à celui-ci.  


ABANDON

BrochéJuin 2018ADA éditions256 pages

Quatrième : Dans le conte original, Pinocchio était loin de l’adorable marionnette que Geppetto voulait créer. La fin de ses aventures, jugée trop violente, a dû être réécrite. Ce Conte Interdit rejette la censure et ose aller beaucoup plus loin Vous pourriez regretter votre escapade aux pays des jouets. Une maison insalubre accumulant les jouets d’un vieux sculpteur alcoolique. Un manipulateur vicieux trouvant l’extase dans le mensonge et la torture. D’infâmes parents accusés d’un crime inimaginable, à qui on ne confierait même pas un chat. Un garçon ayant l’audace de croire qu’il peut servir de conscience à un être abject. Un voeu, celui de devenir un « vrai petit garçon », qu’une mystérieuse femme aux cheveux bleus aurait le pouvoir d’exaucer.

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