Du haut d’un brin d’herbe, on voit bien la Terre

Antoine PAJE

Le jour où Arthur voit son père s’en allé à cause d’Alzheimer, sa vie bascule. Sa femme le quitte, il démissionne et achète une vieille maison à la campagne. 

J’ai bien aimé cette histoire, courte mais très sympathique. On vit l’action au travers d’Arthur, son changement de comportement aussi. Qu’est ce que le travail nous apporte au quotidien ? Chacun d’entre nous a déjà eu envie de tout plaquer pour changer de vie, ici c’est chose faite ! Est il possible de s’attacher à un animal (ici un chat) sans le choisir et que l’on nous impose sans rien demander ? Cette lecture nous offre une introspection qui est loins d’être désagréable. Les personnages sont tous bien distincts, et même si le roman est court, il est possible de s’attacher à certains d’entres eux. 

Petit bémol pour ma part, on devine certaines relations ou péripéties avant qu’elles arrivent, absorbant l’effet de surprise. 

J’ai passé un bon moment avec Arthur, mais j’ai préféré “mes mots sont les fleurs de ton silence” du même auteur, qui m’aura plus touché. Merci à Babelio et aux éditions Pocket de m’avoir rappeler que l’écriture d’Antoine Paje est aussi fluide qu’un brin d’herbe.

PocheJuin 2020Pocket216 pages

Quatrième de couverture : À quoi ça rime, tout ça ? Arthur Darrobat, la trentaine, chimiste, voulait trouver un remède à la maladie d’Alzheimer. Vivre le grand amour avec Sophie. Bref : réussir sa vie. Le voilà désormais démissionnaire et célibataire, avec pour seule compagne la chatte laissée par son ex – une siamoise tout en griffes qui le déteste, et réciproquement… Que faire, maintenant ? Et pourquoi ? Le Parisien s’installe alors à la campagne – pays du temps long où règnent les abeilles, les menus tracas, le bruit du vent. Du haut de son brin d’herbe, trouvera-t-il enfin ce sens qui manque à sa vie ?

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