My absolute darling

Gabriel TALLENT

Turtle (aussi appelée Julia), a quatorze ans. Elle est élevée seule par son père. Son grand-père est aussi présent et essaie de lui faire comprendre que l’amour que lui porte son père, ne se manifeste pas de la bonne façon. Turtle rencontre plusieurs autres adolescents, tous différents d’elle.

Le style d’écriture est particulier. Des descriptions poétiques et développées, alternent à des discours sans aucun relief, dépourvus d’intérêt. Le rythme est lent, trop lent. Grossièretés et vulgarités ornent chaque paragraphe, rendant la lecture désagréable, sans apporter de contenu (j’ai choisis un court extrait pour illustrer mes propos).

Le côté sadique est trop exagéré, dans le simple but de faire souffrir cette adolescente.
Certes, les relations incestueuses existent et bouleversent, mais le sujet très mal exploité. Du début à la fin, qui manque d’originalité, aucune tristesse, aucune compassion pour l’héroïne.

En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais à ce que la petite Julia s’échappe de l’emprise de son père pour survivre seule dans la nature, il n’en sera point. L’aventure n’est pas au rendez-vous.

Deux ans après sa sortie, je me décide enfin à lire ce roman. Le mot “chef d’oeuvre” paraît dans de nombreuses critiques, et c’est même l’avis du célèbre Stephen King. Malheureusement, je cherche encore les raisons d’un tel qualificatif. 

L’aventure n’est pas au rendez-vous, et l’histoire est agaçante au plus haut point tant j’ai eu l’impression de tourner en rond.

Je n’ai pas “accroché”, mais un livre a ceci de merveilleux : chacun peut y trouver son bonheur.

– Julia, tourne-toi.
– Quoi ?
– Julia, c’est quoi, ça ? (…)
– C’est qu’un bleu, Papy.
– Tourne-toi.
– Papy.
– Tourne-toi, ma puce. (Elle pivote.) Bon sang.
– C’est que des bleus.
– Bon sang. Bon sang, dit-il.
– Papy, c’est rien, c’est pas important.
– Bon sang, dit-il, et il s’assied en tremblant sur le rocher. (…)
– C’est quoi, ces bleus ? demande-t-il.
– Rien que des bleus.
– Comment tu t’es fait ça ?
– C’est rien, vraiment.
– Bon sang, on dirait que ça vient d’une barre de fer.
– C’est pas important.
– Bon sang. (…)
– Papy, je m’en fiche, c’est pas important. Vraiment.
– Tu t’es fait ça comment ?
– C’est rien. C’est pas important. Vraiment.
– D’accord, ma puce, dit-il en se relevant non sans difficulté. Allez, on te ramène à la maison.

page 174
BrochéMars 2018Editions Gallmeister453 pages

Quatrième de couverture : À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie. My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

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