Ciao Bella

Serena GIULIANO


Bien que maman de deux enfants, Anna est sujette aux crises d’angoisse. Elle consulte, Lizy, une psychologue. Pendant sa thérapie, Anna se retrouve confrontée à son passé, et principalement à son enfance. Et cette enfance qui fait resurgir ses peurs aujourd’hui. 
Afin de partager son quotidien, ses interrogations, ou aborder des sujets d’actualité, Anna créée une page Facebook, puis un blog.

Si vous voulez des émotions, vous serez servis. Le franc parler d’Anna fait rire, les moments en famille sont émouvants. Le personnage principale va évoluer au fil des pages et des années car ce roman se déroule sur 8 ans. On aura d’abord une Anna qui à peur de tout, qui n’ose rien, avec un boulot qui ne lui plait pas, qui veut tout contrôler. Progressivement, elle saura lâcher prise et donner un sens à sa vie. C’est toujours agréable quand l’auteur fait progresser ses personnages surtout avec cette narration à la première personne comme si nous étions dans son présent.

Alors je la savoure, elle a bon goût et, pendant que je m’en remplis le cœur, je me demande bien pourquoi je n’ai pas la chance de pouvoir en garder un peu, de cette magie-là, dans une petite boîte en fer … Pour tous les autres jours où plus personne ne fait semblant.

page 38

La thématique de la famille et tout ce qui l’entoure sera au centre de ce récit. A cela s’ajoute aussi la position d’une mère dans une entreprise puisque comme sait si bien dire le patron d’Anna “les enfants nuisent grandement à la vie d’entreprise”.

Avec son côté féministe, Anna va révolutionner son petit monde à sa façon, va bousculer ses habitudes. Quelques clichés bien sur, comme celui de la femme active débordée, qui subit la pression sociale, qui à un mari parfait (il fait ses lessives, le ménage, ses repas tout seul) et qui va faire passer sa vie de mère avant celle de femme.

Seuls deux personnages sont bien travaillés ; celui d’Anna et celui de sa grand-mère. J’aurai aimé avoir un peu plus de détails sur les autres. C’est sans doute liée aux petites 260 pages du livre.

Ce premier roman fell-good m’a fait passé un bon moment. C’est idéal entre deux gros pavés ou simplement si on veut une lecture tranquille. Le voyage entre France et Italie invite au dépaysement et à la découverte d’autres cultures.

J’aimerais trouver des mères comme moi. Imparfaites, souvent dépassées. Des mères qui ne s’extasient pas devant tous les nouveau-nés du monde car elles admettent que la plupart sont vraiment moches. Des mères qui sautent des pages en lisant l’histoire du soir. Bref, des mères normales. Ça doit bien exister, non ? 

page 84
PocheSorti en Mars 2020Editeur : Pocket272 pages

Quatrième : Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l’autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé… Pour affronter sa deuxième grossesse, elle décide d’aller voir une psy.
Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d’humour des morceaux de vie. L’occasion de replonger dans le pays de son enfance, l’Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu’à sa nonna chérie. C’est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux…
À quel point l’enfance détermine-t-elle une vie d’adulte ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?
Attention, la lecture de Ciao Bella pourrait avoir des conséquences irréversibles : parler avec les mains, écouter avec le cœur, rire de tout (et surtout de soi), ou devenir accro aux pasta al dente.

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