Le manteau de neige

Nicolas LECLERC

Katia, adolescente, ne supporte pas qu’on la touche. Tous les jours elle porte des gants et garde ses avant-bras couverts. Cette maladie a un nom, elle est haptophobe. Elle vie avec ses parents qui essaient tant bien que mal de l’aider dans ses crises d’angoisses et dans son quotidien de lycéenne. Le jour ou elle va à l’enterrement de son grand père (assassiné par la grand-mère qui était depuis des dizaines d’années dans un état végétatif) sa vie change. Elle commence à comprendre qu’elle voit … des fantômes.

La forme vaporeuse du spectre se fond dans l’obscurité de la pièce, faisant corps avec les ténèbres. Seule Katia a conscience de sa présence. Les autres ne la voient pas, elles.

page 111

A partir de ce moment là, on rentre dans le vif du sujet. Ce n’est pas un énième thriller comme on en trouve des milliers, c’est plus que ça. L’auteur mêle parfaitement enquête et paranormal. .

L’intérêt du roman réside dans la description et les conséquences de la pathologie de Katia : impacts dans sa vie familiale et dans la vie de lycéenne. D’un côté, les relations entre Katia et ses parents. Et de l’autre, les interrogations des géniteurs eux-mêmes face à leur impuissance et au comportement à adopter vis à vis de la détresse de leur fille. Le passé de la familial, avec ses non-dits et ses malédictions, tient une place importante.

Votre fille a besoin d’un environnement plus … adapté.

page 116

Le domaine médical est lui aussi remit en question. Katia va éplucher l’annuaire des psy de sa ville, ne trouvant personne capable de la croire mais aussi de l’aider. Elle séjourne dans un hôpital psychiatrique, où un diagnostic clair et précis sera difficile à poser.

Côté ambiance maintenant, l’auteur à clairement su malmener mon cerveau. Les pages défilent et je me demande jusqu’où cette histoire pourra allée. Le style simple, retranscrit parfaitement les sentiments de tous les protagonistes. Chaque personnage a un rôle à tenir. Après diverses révélations, la dernière partie du livre laisse planer une tension.

La vieille ferme commence à délivrer ses secrets à Katia, les événements dissimulés par les années, oubliés ou tus, qui demeurent gravés dans la mémoire du lieu. Des images volatiles, que seul un esprit sensible aux flux invisibles peut capturer.

page 174

Le lecteur entre dans l’univers, très bien travaillé, de Katia. Le fantastique, bien dosé, apporte la touche supplémentaire au récit. L’imagination de cet auteur, nouveau dans le monde des thrillers, est source d’engouement.

Quatrième de couverture : Katia est haptophobe : elle ne peut supporter aucun contact physique. Ses parents ont tout tenté depuis son enfance, médecins, psys, guérisseurs, rien n’y fait. Mais le malaise de Katia prend une ampleur plus inquiétante lorsque son grand-père est sauvagement assassiné par sa femme. Un détail cloche cependant : cette dernière était dans un état végétatif depuis 30 ans…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inexorable

23 février 2020