Le diable en personne

Peter FARRIS

Maya, ma petite Maya. Ta mère t’a vendu jeune à un homme nommé Mexico, proxénète de Géorgie. Tu t’es retrouvée dans l’un de ses hôtels, avec d’autres jeunes filles, toutes belles, entretenues, maquillées … Droguées un peu aussi de temps en temps. Pas simple de passer ses soirées à répondre aux besoins de ces hommes, mais petit à petit tu deviens la préférée de l’un d’entre eux : Le Maire.

Sous l’emprise de tes charmes, il ira même jusqu’à te révéler certains secrets de sans vie tant convoitée d’homme riche et puissant. Le jour ou l’on te livre à lui tu réussis à l’échapper. Et c’est la que tu rencontre Léonard. Il te protégera de ceux qui veulent te tuer pour que tu te taise à jamais, mais jusqu’où est-il prêt à aller ?

Les épouvantails se dressaient derrière eux tels des artefacts qui auraient laissés perplexe un visiteur du futur.

page 111

Un décor d’Amérique profonde est planté. La plume de Peter Farris est cinglante, sans aucune fioriture. Les péripéties s’enchaînent, alternées par des moments plus poétiques à la découverte de la nature hostile.

La relation que lie Léonard à Maya est progressive et très bien réalisée, beaucoup de compassion naît en moi. Ils s’échangent leurs souvenirs qui les ont forgés et qui font qu’ils se soutiennent aujourd’hui. Ces 2 personnages sont très bien travaillés, de même pour monsieur Le Maire qui est parfait dans son rôle de méchant. Chacun des personnages à sa part de folie qui les rendent atypiques et qui permet aussi de justifier les actions choisies.

Kalvin se leva et courut vers l’orée de la forêt, une vision de Léonard Moye en tête : un Lucifer à l’épreuve des balles rappelant les âmes dans ses champs sépulcraux.

page 127

Le thème de la corruption des flics et des élus est aussi bien retranscrit. La fin, surprenante, a été au delà de mes espérances car l’auteur a su prendre quelques risques. Beaucoup de suspense pour moi avec la découverte de cet auteur. Il sera présent aux quais du polar de Lyon en Avril 2020, ce qui à motivé mon choix pour découvrir Peter Farris.

– Il y a un problème, dit Lambert
Le Maire eut un soupir crispé.
– Maya ?
– Sans doute. Je n’ai pas encore eu les détails.
Le Maire ferma les yeux. L’air accablé.
– Bien, où est-elle ?
– Nos amis du sud de la frontière commencent à être curieux.
– Alors règle-moi ça.
– Il est grand temps.
– Tu sais que je ne veux pas qu’elle souffre, Eric.
– Elle ne souffrira pas, mentit Eric.

page 135-136
BrochéSortie en Mars 2019Editions Gallmeister266 pages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *