Avalanche Hôtel

Niko TACKIAN

Résumé : Janvier 1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Il enquête sur la disparition d’une jeune cliente avec un sentiment d’étrangeté. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd connaissance…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.

Entre Montreux et le Rocher de Naye – Avalanche hôtel ou plutôt Bellevue Grand Palace
On peut dire que l’histoire de Joshua commence mal. Les premiers chapitres ne sont pas de tout repos pour lui et mettent le lecteur tout de suite dans l’ambiance. D’abord, il se réveille nu et amnésique dans la salle de bain de la chambre 81 de l’Avalanche Hôtel. Une jeune femme a disparu. Quelques pages plus tard, il se réveille quasi 40 ans après sur un lit d’hôpital, de nouveau avec des trous de mémoire. La jeune femme disparue n’a pas été retrouvée, par contre, une autre femme sans identité est plongée dans un coma. L’objectif pour lui sera donc de se souvenir des morceaux de sa vie oubliée, car il a un lien avec l’adolescente disparue des dizaines d’années plus tôt. Tout ce chemin se fera avec sa collègue Sybille (un peu cliché : carrure de « déménageuse » au langage un peu vulgaire).

Ce roman donne clairement froid dans le dos : pentes escarpées, endroits reclus, funiculaires, aventures dans des grottes et des souterrains lugubres, tout y passe. Le thème de l’amnésie est un classique. Le fait de retourner sur les derniers lieux de sa mémoire aussi, j’aurai aimé plus d’originalité, même si c’est ce qui fait le personnage de Joshua. La petite voix intérieur était une idée sympa, mais un peu sous exploitée, je trouve. Monsieur TACKIAN nous lance sur une piste en abordant le « syndrome de Marfan ». Je me suis renseignée de mon côté, et même si je n’ai pas tout compris aux détails techniques de médecine, cela m’éclaire sur une personne du récit. Par contre cette maladie à un risque de transmission pour un enfant sur deux (source Wikipedia). Donc je ne vais pas en dire plus, pour ne pas dévoiler toute l’intrigue. J’aurais pourtant aimé que l’auteur aborde les conséquences de cette maladie. J’ai adoré les passages où le lecteur voyage dans les rêves de Joshua. Le chapitre 44 est terriblement bien fait, il glace le sang. L’écriture est simple, les chapitres courts.

Un bon polar qui fait vivre une très bonne aventure, mais qui manque d’approfondissement, en particulier sur le personnage de Sybille et “syndrome de Marfan”.

Vous savez, le passé vaut mieux l’oublier, ça aide à vivre. Sinon ça vous ronge, comme la maladie …

page 183
BrochéSortie en Janvier 2019Calmann Lévy270 pages

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