Toutes blessent la dernière tue

Karine GIEBEL

Résume : Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Ce que maman a oublié de dire, c’est que les anges qui tombent ne se relèvent jamais.
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés. Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude.
Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer.
Une rencontre va peut-être changer son destin…
Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?
Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

Tama est une petit fille absolument attachante. Le lecteur va la suivre à travers ses pensées. Le sujet est sensible : l’esclavage des enfants. L’émotion et le suspense sont présents. La vie de Tama est synonyme de rabaissement, de maltraitance et d’exploitation. Et la plume habile de Karine décrit à la perfection cette noirceur. L’émotion et le suspense, tant habituels avec cette plume sont toujours présents. Le lecteur n’en sortira pas indemne. 

Cependant il ressemble pas mal à un amalgame de « Purgatoire des Innocents » et « Meurtres pour rédemption ». Le caractère des personnages et le déroulement des péripéties semblent similaires. La petite Tama est clairement une Marianne miniature (qui elle aussi a vécu des horreurs, l’enfermement et une certaine forme d’esclavage), et Izri présente les mêmes traits que Raphaël dans “Purgatoire des innocents”.

Prendre les mêmes personnages, modifier leurs noms et le contexte, n’est pas une nouveauté. J’espère avoir plus de surprises et d’étonnement lors d’une prochaine lecture de Karine. 

Quand ses paupières se soulèvent, Tama est dans le placard.
Migraine atroce.
Poignets et chevilles entravés, scotch sur la bouche.

page 509
BrochéSortie en Mars 2018Belfond744 pages

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