Dans les forêts de Sibérie

Sylvain TESSON

Résumé : Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Dépaysement assuré ! Une belle aventure à la découverte de nouveaux horizons. Les monologues et les longues pages de description, enivrent le lecteur. Et l’utilisation de la première personne est prenante. La solitude s’installe dans le quotidien de l’auteur, seul, dans sa cabane avec son chien, et son introspection commence. Le lecteur s’interroge : “Comment aurais-je réagi si longtemps, loin de toute civilisation, avec si peu de confort et si dépendant de la nature ?”. Une belle réflexion sur les possibilités d’adaptation de l’homme, et  sur sa dépendance avec la nature. Deux réflexions à ne pas oublier : l’humain dépend de son environnement, qu’il doit apprendre à respecter et préserver. Car cet environnement ne donne que ce qu’il veut, quand il veut.

Très belle découverte de Sylvain Tesson.  

Je recommande ce roman qui procure un grand bol d’air froid et invite au voyage (y compris intérieur).

Bientôt je connaîtrai chaque sapin aussi précisément que les bistrots de mon quartier parisien. Se sentir familier d’un lieu, c’est le début de la mort.

page 73
PocheSortie en Septembre 2011Folio304 pages

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Artémis

17 février 2018