Le charme discret de l’intestin

Giulia ENDERS

Résumé : Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre « deuxième cerveau » et son microbiote (l’ensemble des organismes l’habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies… Illustré avec beaucoup d’humour par la sœur de l’auteur, cet essai fait l’éloge d’un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience. Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre. Véritable phénomène de librairie, «Le Charme discret de l’intestin» s’est vendu à plus d’un million exemplaires en Allemagne et sera publié dans plus de trente pays.

Que se passe-t-il dans l’intestin ? L’auteure invite le lecteur à cette découverte. Tout en restant accessible au plus grand nombre, elle explique le fonctionnement de ces “mètres de tuyau”. Sans complexe, elle aborde tous les sujets : bactérie, flore intestinale, humeur, hormone, système immunitaire, et tout, et tout. Chaque zone empruntée par les aliments est étudiée. De manière spécifique à chaque organe, puis de façon globale, pour une vision élargie de l’ensemble. Le chapitre sur l’intestin grêle est le plus détaillé, puisqu’il regorge de bactéries et de microvillosités aux multiples actions. Le tout est parfaitement illustré. L’humour, présent tout au long du roman, rend la lecture très agréable. La liste des études citées, est référencée en fin d’ouvrage. 

L’intestin est-il le deuxième cerveau de l’être humain ? La réponse est dans ce livre, à mettre entre toutes les mains. 

Il faut dire que les nerfs de l’intestin, comparés à ceux du reste du corps, ont de quoi impressionner – tant par leur nombre que par leur singularité. L’intestin a à sa disposition toute une cohorte de messagers chimiques, de matériaux d’isolation cellulaire et de types de connexion. Il n’y a qu’un seule autre organe qui offre une telle diversité : le cerveau.

page 161
BrochéSortie en Avril 2015Edition Actes Sud350 pages

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